22 septembre 2025

SOURCE INFOS

"Au cœur du Congo profond"

RDC:Budget rectificatif à l’assemblée Nationale passe de 51.553,5milliards frans congolais à 50.691,8milliards de francs congolais

C’est devant la représentation nationale que le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2025 a été présenté lundi, 2 juin 2025, par le Ministre d’État, Ministre du Budget, Aimé Boji Sangara. Cette démarche fait suite à l’adoption du texte en Conseil des ministres qui était présidé par le chef de l’état Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le Ministre d’État a exposé les grandes lignes de ce collectif budgétaire. À l’issue de sa présentation, les élus du peuple ont déclaré le texte recevable et l’ont transmis à la Commission économique et financière pour examen et descellé certains amendements.

Par ailleurs, le projet de loi prévoit un budget équilibré en recettes et en dépenses, arrêté à 50 691,8 milliards de francs congolais (FC), soit environ 17,2 milliards de dollars américains. Ce montant représente une baisse de 1,7 % par rapport au budget initial de l’année, fixé à 51 553,5 milliards de francs congolais selon plusieurs sources.

Selon le patron du budget, cette révision s’appuie sur des prévisions macroéconomiques actualisées, incluant :
•une croissance du PIB estimée à 5,3 % ;
•une inflation moyenne projetée à 8,8 % (7,8 % en fin d’année) ;
•un taux de change moyen de 2 859,2 FC pour 1 USD ;
•un PIB nominal estimé à 239 489,7 milliards de FC, a-t-il précisé.

Avant de poursuivre, malgré une baisse de la pression fiscale, passée de 15,1 % à 12,5 %, en raison d’un recul des recettes courantes, Aimé Boji a mis en avant le caractère stratégique de ce texte, qu’il qualifie de « budget de combat », conçu pour faire face aux réalités congolaises actuelles qui met le pays en difficulté.

« Un budget face aux urgences sécuritaires, humanitaires et sociales »

Ce budget rectificatif tient compte des défis majeurs auxquels la République démocratique du Congo est confrontée, notamment :
•les conséquences de l’agression armée contre le pays ;
•la rationalisation des dépenses publiques ;
•le renforcement des allocations au secteur de la Défense et Sécurité ;
•l’intensification des efforts diplomatiques ;
•la réponse aux besoins humanitaires croissants ;
•la mise en œuvre du programme DDRCS ;
•le lancement du Fonds d’investissement stratégique.

Selon Aimé Boji, le Gouvernement congolais réaffirme son engagement en faveur des réformes sociales, avec une attention particulière sur :
•la gratuité de l’enseignement primaire ;
•la gratuité de la maternité dans le cadre de la Couverture Santé Universelle ;
•l’exécution du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145T) ;
•la diversification économique ;
•la protection du pouvoir d’achat des ménages.

Notons par ailleurs que ce collectif budgétaire reste conforme aux engagements pris par la république démocratique du Congo, dans le cadre du programme triennal conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), notamment en ce qui concerne le solde budgétaire intérieur. Pour garantir la soutenabilité de ce budget, le Gouvernement prévoit :
•un appui budgétaire additionnel de 165,4 millions USD de la Banque mondiale, s’ajoutant aux 500 millions USD déjà inscrits dans la loi de finances initiale (soit un total de 665,4 millions USD) ;
•un financement complémentaire de 266,7 millions USD attendu du FMI, dans le cadre des programmes FEC (Facilité élargie de crédit) et FRD (Facilité de résilience et de durabilité), afin de couvrir partiellement le déficit d’investissement.

À en croire la cellule de communication du ministère du budget, avec son introduction formelle à l’Assemblée nationale, ce projet de loi entame désormais son parcours parlementaire, en vue de son examen détaillé et de son adoption dans les semaines qui vont suivre.