22 septembre 2025

SOURCE INFOS

"Au cœur du Congo profond"

Gestion des sinistrées suite aux pluies torrentielles du 04 au 05 mai à Kinshasa, Le ministère de l’intérieur et celui des actions sociales et humanitaires à couteau tiré

Selon l’ordonnance n°22/003 du 07janvier 2022 fixant les attributions des ministères, le ministère des affaires sociale, actions humanitaires et solidarité a pour rôles:

* Coordination, évaluation et supervision des programmes Humanitaires;

* Contrôle et suivi des activités des organismes et ONG chargés des questions humanitaires ;

* Suivi et insertion des victimes de calamités et catastrophes naturelles, en collaboration avec les autres ministères concernés ;

* Collaboration avec les agences Humanitaires et organisations nationales , sous-régionales, régionales et internationales compétentes en matière d’assistance aux réfugiés, aux victimes de la guerre et des catastrophes naturelles,vaux déplacés et autres population vulnérables en cas de crise humanitaire.

* Coordination de la recherche des sources de financement pour soutenir la population du gouvernement en matière de solidarité et d’action humanitaire, en collaboration avec les ministères ayant en charge les finances et la coopération internationale ;

* Promotion de la vie associative dans les domaines de l’action humanitaire ;

* Coordination des actions humanitaires, caritatives et philanthropiques pour venir en aide aux déplacés et victimes de la guerre et des catastrophes naturelles.

Au regard de ce tableau, il n’est nullement question qu’un autre ministère s’arroge le droit de vouloir prendre le leade pour coordonner et superviser les opérations des maisons sinistrées sans l’aval du ministère des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale.

Selon la cellule de communication du ministère des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité, « le mode opératoire du ministère de l’intérieur mis en place pour la gestion de cette catastrophe naturelle sans validation officielle, ni par une ordonnance, encore moins par un décret ou un arrêté interministériel conforme aux lois en vigueur, constitue une violation manifeste qui crée un conflit institutionnel, brouillant la gouvernance et la responsabilisation ».

À en croire un conseillé de la ministre Aziza, le ministère des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale avait présenté un plan de réponse à la hauteur de 32 milliards de francs congolais pour une assistance Humanitaires de trois mois, curieusement s’étonne t-il, « cette somme est tombée à la vice primature en charge de l’intérieur, de la sécurité, de la décentralisation et des affaires coutumières dont le ministère des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale n’a perçu que plus ou moins un quart de 5%, somme qui a permis de couvrir des besoins composé des vivres et non vivres pour tous les sites de la ville province de Kinshasa et le territoire de kasangulu dans le Kongo Central ».

Au risque du pire entre ces deux ministères, le président et la première ministre ont intérêt à éviter ce chevauchement des responsabilités et la dispersion des ressources qui fragilisent la réponse humanitaires globale et affaiblit l’impact sur les populations vulnérables, pendant que le pays traverse une période critique de son histoire.

Pour rappel, les pluies torrentielles du 04 au 05 dans la capitale congolaise ont causé près de 20morts et environ 13000 familles ont perdu leurs habitations.

✍️ Pierre LONGA